Pendant des années, il a joué dans des cadres trop étroits — des salles, des codes, des attentes où sa liberté ne tenait pas. Puis un soir, il est monté sur les toits : là-haut, plus aucun cadre, plus aucune permission à demander. Il ne restait que sa musique, brute et vraie, face au ciel.
En bas, sa musique se perdait dans le bruit des moteurs et des pas pressés. En haut, entre les cheminées et les antennes, elle trouvait enfin de l'espace. Il y avait le vertige, bien sûr. Le vent qui faisait trembler l'archet. Les tuiles qui glissaient sous ses pieds nus. Mais il y avait aussi, pour la première fois, le silence d'une ville qui levait les yeux.
Le Violon sur le toit raconte ce moment où l'on quitte le sol sûr — la tradition, la prudence, ce que les autres attendent de nous — pour aller jouer là où c'est dangereux, parce que c'est là, seulement, que la musique devient vraie. C'est une histoire sur la liberté qu'on prend, le vertige qu'on affronte, et la voix qu'on finit par trouver tout en haut.
Construit sur le modèle du voyage du héros, l'album déroulera, mouvement après mouvement, l'ascension de cet homme — du premier pas hésitant sur la gouttière jusqu'à la mélodie qu'il offrira, transformé, à ceux restés en bas.


